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samedi 19 avril 2008

Red Note ou Blue Note ?


À l'occasion du 31ème Festival franco-anglais de poésie intitulé Sculptures sur prose 2, Jean-Noël Delamarre a réalisé deux œuvres à partir de la une du n°13 du Journal des Allumés avec Archie Shepp photographié par Guy Le Querrec. Longtemps banc-titreur, Delamarre, en plus d'être peintre, a réalisé, entre autres, un merveilleux film sur Don Cherry en collaboration avec Natalie Perrey, Philippe Gras et Horace Dimayot (1967) et son dvd Saloperie de rock 'n roll (1980), avec Telephone, Starshooter, Soho, Ganafoul, Little Bob Story et Elvis Platiné, a été édité récemment.

mardi 8 avril 2008

Soutien à Fara C


Lettre d'Héloïse Fricout :

Une fois n'est pas coutume, merci à chacun, dès maintenant, de cliquer sur le lien suivant :
http://assezassez.over-blog.com
C'est l'adresse du blog du comité de soutien à Fara C et aux journalistes professionnels, où vous trouverez un documentaire de 12 minutes que j'ai en partie réalisé et un lien vers une pétition que je vous invite à signer.
Fara C, journaliste professionnelle connue internationalement dans le milieu de la musique (jazz et black & world notamment) pour ses qualités de plume et son ardeur, son intégrité, est en procès avec le journal l'Humanité depuis plusieurs années.
Ce jeudi 10 avril 2008, le tribunal de Paris devrait se prononcer pour la dernière fois sur cette affaire.
Je sais très bien à qui j'envoie ce courriel ... Je sais que beaucoup d'entre vous connaissent au moins son travail.
Certains, comme Jacques Higelin ou les légendaires jazzmen Archie Shepp et Herbie Hancock, la soutiennent même déjà. (voir la vidéo...)
Inutile de vous dire donc que soutenir Fara, c'est avant tout défendre une presse de qualité. Une presse qui respecte le métier, le travail des artistes, des attachés de presse, qui se déplace, qui écoute, qui regarde, qui ne ménage pas son temps pour tout sentir, tout voir, comprendre et trouver les mots justes pour promouvoir.
La pétition est en ligne depuis quelques heures et pourra surement aider le jour du procès (le 10/04 à 13h30)... Ne tardez pas.
Merci également de faire un copier-coller de ce message et le faire circuler (1000/1500 signatures en quelques jours ce serait bien).
Je répète l'adresse du blog :
http://assezassez.over-blog.com
Détail pour ceux qui souhaitent signer la pétition :
Une fois que aurez rempli le formulaire, vous recevrez un email avec un lien. Cliquez sur ce lien pour que votre signature soit validée.
En copie, vous avez aussi l'adresse email du comité de soutien.
Merci. Bises et à bientôt,
Héloïse (enfant de l'audiovisuel, amoureuse des mots et du jazz)

dimanche 6 avril 2008

Les Allumés du Solo le 12 avril en Avignon à l'AJMI


Accompagnant la sortie du numéro 21 du Journal des Allumés, la troisième soirée des Allumés du Solo a lieu à La Manutention, 4 rue Escalier Sainte-Anne, 84000 Avignon (tél : 04 90 86 08 61). C'est l'adresse de l'AJMI que dirige en outre le président des Allumés du Jazz, Jean-Paul Ricard.
Le 12 avril se succèderont Marc Sarrazy (piano, pour Linoleum), Laurent Thillier (guitare, pour Free Lance), Étienne Brunet (sax alto, pour Saravah), Patrice Soletti (guitare, pour Rude Awakening), Nush Werchowska (piano, pour le Petit Label), Jean-Luc Guionnet (sax, pour in situ), Olivier Benoit (guitare, pour Circum Disc), René Bottlang (piano, pour l'Ajmi).

Communiqué des Allumés : Les Allumés du Solo
Les Allumés du Jazz, fédération de labels indépendants de Jazz (à ce jour au nombre de 46), dans leur développement de la promotion du jazz et des musiques improvisées ont eu l’idée en 2007 de créer une soirée représentative des différents esthétiques et courants qui constituent le jazz actuel. Plutôt que d’inviter des groupes, ils décidèrent de revenir à la forme du Solo, forme particulière tant dans ce qu’elle donne à entendre que dans le rapport public/artiste qu’elle induit : le renouement du dialogue entre l’artiste et le spectateur.
Autour de huit artistes d’horizons et de labels différents, cette soirée est une rencontre toute particulière entre le public et les musiciens, mais également une rencontre entre les musiciens eux-mêmes.
Une rencontre entre l’artiste et le public :
Dans ce moment particulier qu’est le solo improvisé, l’artiste et le public communiquent à travers la musique et échangent différemment que lors d’une improvisation en duo ou en groupe qui s’attache plutôt à l’échange entre les musiciens. C’est l’occasion de découvrir ou redécouvrir les artistes sous un nouveau jour, de croiser leur personnalité. L’artiste vibre en fonction de l’accueil du public qui lui renvoie comme un miroir les sentiments perçus, son solo s’articule nécessairement autour du dialogue qui semble s’établir. Moment unique et éphémère, le solo est un numéro sans filet où le jeu se dépouille des petits arrangements négociés, où le gros plan souligne l’émotion.
Une rencontre entre les musiciens :
C’est également l’occasion pour des artistes ayant choisi des esthétiques différentes de découvrir et d’échanger sur la manière dont leurs collègues abordent le solo et l’improvisation. Enfin la nuit se termine avec un bœuf général où tous improvisent un final festif, à l’image de cette soirée.

Dans le n°22 du Journal des Allumés, qui paraîtra à la rentrée, vous retrouverez les commentaires des huit solistes de cette soirée avignonaise.

lundi 17 mars 2008

Salade de coquillettes

Le dessin de couverture du dernier Journal (n°21) est de Jeanne Puchol, comme il est bien indiqué en page 24, et non de Sylvie Fontaine (qui intervient par ailleurs en page 7).
Les deux dessinatrices s'estimant mutuellement, cela atténue un petit peu le quiproquo, signalé par une seconde coquille : en page 24, l'adresse du site s'est féminisée en allumeesdujazz.com au lieu d'allumesdujazz.com !

samedi 15 mars 2008

Le Journal n°21 est déjà en ligne au format PDF


Mais vous ne le recevrez dans votre boîte à lettres que début avril.
Dans les pages centrales, vous trouverez un appel à soutien. Si la formule du Journal est gratuite, vous pouvez aussi soutenir les Allumés et leur Journal en envoyant de 0 euro (c'est pas beaucoup) à infini euros (∞, ce n'est jamais trop !) à Allumés du Jazz, 128 rue du Bourg Belé, 72000 Le Mans. Dons non obligatoires, mais fortement appréciables pour que l'on puisse continuer en ces périodes troubles où le gouvernement flingue à tours de bras tout ce que revêt le mot culture... Nous comptons sérieusement sur votre solidarité, fidèles lecteurs...
La une du Journal titre justement "La musique vaut-elle le dérangement ?" et le dossier en question rassemble un entretien avec le philosophe Bernard Stiegler (JJ.Birgé et J.Rochard), un débat avec Fabien Barontini, Jean Rochard, Jean-Paul Ricard, Mathieu Immer, Leïla Cukierman, Olivier Gasnier, Jean-Jacques Birgé, Valentine Gautier, Gaëlle Bougeard, Pablo Cueco, Pascale Labbé (O.Gasnier), et des réponses de Muriel Teodori, Michel Thion, Fabien Barontini et Cueco...
Vous retrouverez des articles de Jean Rochard, Pablo Cueco, Jean-Louis Wiart, Jean-Jacques Birgé, Étienne Brunet, Jean-Paul Ricard, des entretiens avec Bruno Chevillon (JJB), Benjamin Bondonneau (M.Immer), la chronique dvd de Birgé et le Coin du Polar de l'Inspecteur de Paul, les commentaires de Lydia Domancich, Jean Morières, Sylvain Kassap, Bertrand Denzler, Xavier Garcia et JT Bates sur leur participation à la soirée des Allumés du Solo à Brest. L'écrivain Claude Chambard écrit ses impressions à l'écoute des 20 nouveautés sorties sur les labels adhérents des Allumés du Jazz en s'inspirant d'un tableau de Charlotte Salomon. Le pianiste Marc Sarrazy commente la photo de Guy Le Querrec. Le numéro est illustré par les dessinateurs Jeanne Puchol (couverture), Cattaneo, Johann de Moor, Efix, Sylvie Fontaine, Laurent Percelay, Andy Singer, Pic et Zou...
Très beau numéro encore cette fois imprimé sur un joli papier blanc, qui tâche moins les doigts que d'habitude, par Rotographie à Montreuil.
24 pages denses, aérées, avec beaucoup à lire et autant à s'insurger ou rigoler. Les pages centrales ont été revues entièrement, les disques à vendre apparaissant label par label. Mise en pages toujours plus claire grâce aux bons soins de Daphné Postacioglu qui s'est chargée de ce numéro en l'absence de Valérie.

mercredi 12 mars 2008

Donkey Monkey et Jean-Jacques Birgé - jeudi 13 mars 2008

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lundi 10 mars 2008

WormHoles An2 Coïncidences du 10 au 16 mars à Bagnolet

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samedi 8 mars 2008

Bouclage du n°21 du Journal des Allumés


Le 8 mars, c'est la journée des femmes. On peut se demander si les 365 (année bissextile oblige) jours qui restent sont réservés aux mâles ?
Enfin, nous sommes au turbin une fois de plus, mais cette fois c'est Daphné Postacioglu qui se colle à la maquette, puisque Valérie est encore trop fragile pour reprendre son poste. Pour ceux ou celles que son état de santé préoccupe, les nouvelles sont bonnes. Jean Rochard et moi sommes secondés par Christelle Raffaëlli qui dirige de son œil aiguisé la relecture de l'ensemble et corrige à tours de bras.
Le prochain numéro est plein à craquer. Le philosophe Bernard Stiegler s'entretient avec Jean et moi ; l'écrivain Claude Chambard a écouté toutes les nouveautés parues depuis le précédent numéro ; Fabien Barontini, Muriel Teodori, Michel Thion répondent à la question si la musique vaut encore le dérangement qu'Olivier Gasnier tente de rassembler après un débat qui eut lieu lors du festival Sons d'Hiver ; le contrebassiste Bruno Chevillon "pense la musique aujourd'hui", Jean Morières, Sylvain Kassap, Bertrand Denzler, Xavier Garcia et JT Bates évoquent la dernière soirée des Allumés du Solo à laquelle ils ont participé à Brest ; Marc Sarrazy commente le petit train rébus de Guy Le Querrec, Dordogne est interviewé par Mathieu Immer, Étienne Brunet signe son Paris Dakar ; Jean Rochard, Jean-Jacques Birgé, Jean-Louis Wiart, Pablo Cueco, Jean-Paul Ricard rempilent comme à chaque nouvelle parution et les illustrateurs Jeanne Puchol, Johann de Moor, Cattaneo, Sylvie Fontaine, Zou, Laurent Percelay, Andy Singer, Pic rivalisent d'humour ou de plasticité...
N'oubliez-pas de vous abonner au Journal, c'est gratuit et vous le recevez chez vous !

jeudi 28 février 2008

Journée de mobilisation nationale contre le désengagement de l'État dans la culture


Diversité artistique et culturelle en danger !
L’Etat a décidé de réduire le budget qu’il consacre à la culture. Les acteurs culturels commencent l’année 2008 dans la plus complète incertitude concernant leurs financements. Les plus touchées par ce désengagement de l’Etat sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles, lieux d’accompagnement des pratiques amateurs… qui constituent le vivier de la création et de l’innovation, et sont par leur proximité les premières interlocutrices des populations.
Les baisses annoncées touchent au financement de la création et de la diffusion. Mais plus encore, à l’heure où l’éducation artistique et le droit à la culture pour tous sont affirmés comme prioritaires par le Président de la République, ce sont les aides aux actions culturelles en zone rurale, dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, les prisons… qui sont largement diminuées, voire annulées.
L’Etat, en se désengageant, démantèle le maillage artistique et culturel français, renforce les inégalités territoriales, lamine l’action de proximité et confine les populations à l’offre unique et globale des industries du divertissement.
L’Etat refuse de voir l’importance économique, sociale et symbolique des milliers d’équipes qui font la dynamique artistique et culturelle de notre pays. En faisant reposer les baisses de crédits sur des structures qui sont parmi les plus fragiles du champ culturel, et en centralisant ses moyens sur ses propres institutions, l’Etat met en danger la diversité artistique et culturelle en France.
Il n'y a pas de diversité artistique et culturelle sans diversité des initiatives sociales et économiques et sans reconnaissance réelle du droit culturel de tous les citoyens français.

Par cet appel, l’UFISC demande :
- l’arrêt immédiat des baisses annoncées par l’Etat,
- la concrétisation d’une politique ambitieuse, innovante et démocratique, prenant en compte l’ensemble des acteurs,
- la mise en place d’espaces de concertation en régions.

Et nous appelons les publics, l’ensemble des compagnies, lieux, associations d’éducation populaire, artistes amateurs et professionnels, bénévoles, élus locaux, directeurs des affaires culturelles, médias, et tous ceux qui pensent que la culture de proximité et la diversité artistique ne doivent pas disparaître, à se rassembler dans toutes les régions de France vendredi 29 février.

À Paris, rendez-vous est donné à partir de 15h, Place du Palais Royal, pour un CULTURETHON géant !!!

Avant et après le 29 février, retrouvez toutes les infos sur cette mobilisation, à Paris comme dans les autres régions, sur www.29fevrier.over-blog.com. Contact mail : 29fevrier@gmail.com.

- L’UFISC (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles) regroupe :
- LA FÉDÉRATION - Association professionnelle des arts de la rue
- FEDUROK - Fédération des lieux de musiques amplifiées/actuelles
- SYNAVI - Syndicat national des arts vivants
- SCC - Syndicat du Cirque de Création
- FSJ - Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées
- CITI - Centre International pour le Théâtre Itinérant
- RÉSEAU CHAINON – Fédération des Nouveaux Territoires de l’Art
- ACTES IF - Réseau solidaire de lieux culturels franciliens
- RIF - Confédération des réseaux départementaux de lieux de musiques actuelles/amplifiées en Ile-de-France
- SMA - Syndicat national des petites et moyennes structures non lucratives de Musiques Actuelles
- ZONE FRANCHE - Fédération des musiques du monde.

LES ALLUMÉS DU JAZZ se sont associés à cet appel.

jeudi 24 janvier 2008

Festival Music For Lovers

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mercredi 26 décembre 2007

La musique vaut-elle encore le dérangement ?


Débat public proposé par le Festival Sons d'Hiver et Les Allumés du Jazz :
LA MUSIQUE VAUT-ELLE ENCORE LE DÉRANGEMENT ?

"Mort du disque annoncée", "culte de l'Audimat" sont des principes qui envahissent les débats publics en France sur la musique. Il est urgent d'analyser ces notions idéologiques et médiatiques, d'en percevoir la nature et les enjeux réels, pour ne pas subir cette crise, mais devenir les acteurs d'un véritable changement. Et revenir à la question fondamentale : "pourquoi et comment faire circuler la musique aujourd'hui ?"

Interventions de musiciens, représentants de maisons de disques, programmateurs de concerts et autres acteurs de la vie musicale.
Les débats sont ouverts à tous. Venez participer et réfléchissons ensemble.

À lire : "Crise du disque, pourquoi tant de haine" par Olivier Gasnier dans le numéro 20 du Journal des Allumés du Jazz.

Jeudi 7 février à 17 heures - Entrée libre
Théâtre d'Ivry-sur-Seine Antoine Vitez
1 rue Simon Dereure
94200 Ivry-sur-Seine
Métro : Mairie d'Ivry (ligne 7) Terminus
tél à Sons d'Hiver : Armelle ou Émilie 01 41 73 11 65

jeudi 8 novembre 2007

En l'absence de Valérie


Nous pensons toutes et tous très fort à Valérie Crinière qui a dû s'absenter de son poste pour des raisons de santé. En attendant son rétablissement, l'ensemble des membres du Conseil d'administration, du comité éditorial du Journal ainsi que Cécile qui reste joignable au bureau du Mans prennent la relève pour assurer le suivi de toutes les affaires courantes. C'est là que l'on se rend compte de l'immense travail que Val accomplit au quotidien ! Les nouveautés continueront donc à être mises en ligne sur le site, la WebRadio sera enrichie, l'anglicisation du site poursuivie, les commandes honorées, les dossiers suivis, etc. Le prochain Journal aura un peu de retard, puisque le n°21 ne sortira qu'en avril dans une mise en pages encore améliorée et des articles toujours plus passionnants. Nous vous remercions de votre patience et de toute l'aide que vous voudrez bien apporter à l'association pendant cette période.

samedi 13 octobre 2007

Et voilà !


La une dessinée par Efix ! Un numéro qui ne tâche pas les doigts,
mais encre le ciboulot...

samedi 29 septembre 2007

Le n°20 sera copieux


Plus de pages, plus de musique, plus de musiciens pour ce vingtième numéro. Un anniversaire ! Efix dessine la une de ce spécial solo, spécial solitude : sur la banderole, "Solitaires de tous les pays, unissez-vous !". Toutes celles et ceux qui ont participé à la première soirée des Allumés du solo y vont de leur petit couplet : Guillaume de Chassy, Lionel Garcin, Michèle Buirette, Edward Perraud, Christophe Rocher, Samson Schmitt, Franck Vigroux, Sylvain Guérineau, Mirtha Pozzi (la prochaine aura lieu avec sept autres musiciens à Brest le 18 octobre pour fêter la sortie du Journal lors de Penn Ar Jazz). Les témoignages de batteurs affluent pour Max Roach quand The Drums Also Waltzes : Simon Goubert, Didier Lasserre, Noel McGhie, Christophe Marguet, Christian Rollet, Mark Sanders... Jacques Oger évoque la figure de style du solo. Sylvain Kassap salue Paul Rutherford. Dans la nouvelle rubrique "C'est arrivé demain", je publie Reset. À la question "Quel soin accordez-vous à votre image scénique (costume, gestuelle, relation aux autres musiciens et au public) ? ", répondent Sophie Agnel, Daevid Allen, Franck Amsallem, de Chassy, Denis Colin, Pablo Cueco, Santi Debriano, Bruce Gertz, Hugh Hopper.
Franck Bergerot, Vincent Bessières et Alex Dutilh, Frédéric Goaty, Xavier Prévost expliquent ce qu'ils font des disques qu'ils reçoivent en service de presse. Olivier Gasnier pond un édifiant et consistant dossier sur la crise du disque. Théo Jarrier taille un costard aux acheteurs de disques de jazz. Jean-Louis Wiart, sublimement accompagné par une aquarelle de Jeanne Puchol, salue Anita O'Day. Le chanteur Ghédalia Tazartès "pense la musique d'aujourd'hui". Dans Le coin du polar, l'inspecteur de Paul évoque L'été des pourris, tandis que ma rubrique DVD aborde Par qui le scandale arrive. Jean Rochard crache un Jour toujours aussi acide. Valérie Crinière fait des miracles. Christelle Raffaëlli débusque les fautes d'orthographe. Nous posons tous les quatre pour la traditionnelle photo de bouclage.
Les dessinateurs se surpassent : Zou, Johann de Moor, Ouin, Laurent Percelay, Andy Singer, Percelay, Sylvie Fontaine, Stéphane Cattaneo. Pascal Vigier et Nicolas Talbot commentent la photo de Guy Le Querrec qui a fourni les magnifiques clichés qui illustrent Le Cours du Temps avec Barre Phillips.
N'oubliez-pas de vous abonner au Journal, c'est gratuit et vous le recevez chez vous !

lundi 24 septembre 2007

Bilan moral 2006


Si l'essentiel des activités des Allumés du Jazz a porté en 2006 sur la poursuite des différentes actions engagées pour favoriser une meilleure connaissance (et reconnaissance) du travail des labels indépendants (au nombre de 45 à ce jour), c'est aussi une importante réflexion sur la situation et l'avenir du disque qui a été amorcée par le Conseil d'Administration et quelques-uns des membres de l'association.
Dans un contexte particulièrement difficile qui voit la filière disque glisser de plus en plus rapidement vers une désagrégation (de moins en moins de musiciens de nos esthétiques sont produits et enregistrés par les majors, faillite des distributeurs, réduction des points de vente ...), nous travaillons à des solutions alternatives et à la pérennité de l'objet disque, sans négliger les nouveaux supports. (voir objectifs sur 3 ans).
En ce qui concerne les musiques représentées par nos labels indépendants s'ajoute l'absence de plus en plus grande d'exposition dans l'ensemble des médias dits généralistes (la presse musicale reste réservée à un public d'initiés et de spécialistes ; idem pour les radios et cela nous est encore plus préjudiciable).
En 2006, via le journal et le développement du site Internet, s'est poursuivie la vente par correspondance. C'est du côté de la vente en ligne qu'une augmentation des ventes commence à se manifester.
La présence d'un stand des Allumés sur les lieux de concert et les festivals, géré par un disquaire itinérant, s'est intensifiée. Les résultats de cette action emblématique se sont avérés irréguliers et hétérogènes, très différents selon les manifestations. Le bilan de l'opération, s'il pointe des aspects positifs (en termes d'image et de représentativité de nos labels), se révèle malheureusement décevant au plan du rapport de l'investissement (salaire du disquaire permanent, location d'un véhicule, frais de gestion) et des bénéfices réalisés (ventes insuffisantes).
C'est pourquoi dans un souci de rigueur nous devons nous poser la question de la poursuite ou non, sous cette forme ou une autre, de cette expérience de vente sur les lieux de musique "live". Peut-être d'autres formules, mieux adaptées, sont-elles à concevoir ?
Dans tous les cas, à la vue des résultats et de la situation budgétaire, doit être examinée la possibilité ou non du maintien du poste de disquaire sur le prochain exercice.
Si la situation ne prête guère à l'euphorie, il n'en reste pas moins indispensable de poursuivre la réflexion en cours et, surtout, de définir des objectifs réalistes, capables de redonner une dynamique et de la crédibilité à nos actions.
Plus que jamais nous devons déterminer et affirmer un certain nombre de positions (pertinence et viabilité de l'objet disque, nouvelles approches de sa diffusion, liens avec la scène "live"...) susceptibles de donner plus de force à nos actions et à notre présence dans un débat de fond qui engage notre avenir bien au delà du seul objet "disque".

Jean-Paul Ricard, Président des Allumés du Jazz

mercredi 12 septembre 2007

Bulletin météo (avis de tempête)


Avec le temps, le blog des Allumés risque de devenir une rubrique nécrologique. Est-ce une façon pour le jazz de montrer son âge ? On préférerait tenir un carnet de naissances. Il y en a aussi. Faute de combattants, les musiciens montent leur propre label. Les derniers à rejoindre les Allumés sont presque tous des auto-producteurs. Les majors annoncent la mort du disque. Pour résoudre leur épineux problème de stock ? Pour que les profits soient toujours plus juteux ? Parce que l'industrie dicte sa loi et se moque de l'art qu'elle enterrerait bien dans le même mouvement ? Du produit culturel, en veux-tu en voilà ! Ça sent bizarre tout cela. Et voilà que l'ancien compagnon de Miles Davis, le cofondateur de Weather Report, tire sa révérence à 75 ans. Le clavier autrichien avait été un des piliers du jazz-rock.

lundi 10 septembre 2007

Bizot a cassé son calumet


Fondateur d'Actuel et de Radio Nova, Jean-François Bizot est mort d'un cancer à l'âge de 63 ans. Issu d'une famille très riche, il investit sa fortune dans des projets bien allumés, calumet de la paix et étincelles journalistiques aidant. Son journal promut d'abord le free jazz et l'underground, la bande dessinée alternative et le rock, inaugura la sono mondiale et défendit tous les courants, reggae, rap, techno... Jusqu'au bout il resta curieux de toutes les innovations et des nouveaux courants, sans ne jamais perdre de vue le jazz qu'il aimait. Même si le magazine Nova reflétait une branchitude bien parisienne, il ne désarma jamais de ses rêves soixhuitards et de ses utopies collectives.

vendredi 31 août 2007

Deezer, nouvelle carotte de la gratuité


La gratuité est avancée aujourd'hui comme jadis les prix avantageux de la Fnac. On avait déserté les petits disquaires, plus chers, qui ont fini par fermer boutique. La Fnac, devenue quasi monopoliste, a ensuite restreint l'offre pour ne plus proposer que ce qui se vend facilement. Cette semaine encore, un vendeur de la Fnac Nîmes nous confirmait que l'enseigne dite culturelle ne travaillait plus avec les distributeurs indépendants !
Les sociétés d'auteurs, qui ont déjà pensé défendre les artistes par une loi impossible à appliquer et par la répression, ont-elles envisagé que le pacte avec Deezer pouvait cacher à terme un étranglement terrible de toute la création ? Quelles garanties ont-elles reçues ? Si la publicité alimente la libre circulation des œuvres sur Deezer ou YouTube, les annonceurs ne seront-ils pas en position de faire pression et de prendre la direction des opérations ? Souhaitons-nous que les œuvres soient transformées en support de pub ?
La gratuité ressemble bigrement à une carotte géante dans une époque où toute denrée vitale a une fâcheuse tendance à l'augmentation. Est-ce une manière de décrédibiliser les derniers acteurs de la critique sociale, empêcheurs de tourner en rond, rêveurs d'un autre monde possible ? En attendant de savoir de quoi sera fait demain, profitez de la libre circulation des œuvres, mais n'oubliez jamais qu'il n'est pas dans les usages du Capital de faire des cadeaux... Et qu'il saura réclamer son dû en temps et en heure !

Le rouleau compresseur du mp3 est à l'œuvre ce que la carte postale est au tableau, la télé au grand écran, la poupée gonflable à toi mon amour... Les leurres fleurissent par milliers, plantes en plastoc qui poussent sans eau, et sans odeur...
C'était jusqu'ici le discours de l'amateur de musique éclairé... Un nouveau pas vient d'être franchi, la gratuité, légale ! Le site français deezer.com signe avec la Sacem et Sesam un accord de rétribution des auteurs indexée sur les revenus de la publicité sur le site. Deezer.com, disponible en 16 langues, créé après la fermeture de Blogmuzik.net en février dernier, propose déjà 250 000 titres à l'écoute. Il ne s'agit pas de téléchargement. Un lien redirige vers l'achat en ligne sur iTunes. Mais la nouvelle est de taille : l'écoute est gratuite, illimitée, légale et accessible via votre navigateur Internet. On peut créer ses propres listes d'écoute, partager les morceaux avec ses potes et même enrichir la base de données avec ses musiques en mp3, que l'on en soit ou non l'auteur !
La promotion des titres par leurs producteurs fera la loi plus que jamais. Le facing, la vitrine, fera la différence entre les blockbusters et le reste, musiques alternatives et bibliothèque babylonienne de toutes les pratiques "amateurs" confondues. Le Net enterrera-t-il les indépendants ou leur fournira-t-il un espace de résistance, à l'instar de MySpace dont les pages se vêtent de plus en plus d'annonces publicitaires ? C'est la grande question, l'enjeu vital pour tous les artistes qui ne rentrent pas dans le moule du formatage et de la culture Kleenex...
Il est pourtant à craindre qu'Internet, entrant dans une nouvelle phase, de services et de commerce, ne laisse que peu de place aux indépendants qui refusent de se conformer aux canons du moment. Lorsque les consommateurs auront tous adhéré aux nouvelles pratiques, il n'y aura plus qu'à les rendre payantes pour verrouiller le dispositif.

Billet extrait du blog de JJB.

vendredi 17 août 2007

Max Roach retrouve la liberté


Les artistes supportent mal l'été. Après deux cinéastes, un autre musicien passe l'arme à gauche.
Max Roach ne fera plus chanter ses fûts. Il est parti rejoindre la cohorte des musiciens qui hantent nos rêves.

mardi 14 août 2007

Rutherford rejoint les coulisses


Sur son blog de ce matin, Jean Rochard nous apprend la mort à 67 ans du tromboniste Paul Rutherford.
Photo : Caroline Forbes.